Apprenti et journée de solidarité : lundi de Pentecôte, qui travaille et qui est payé ?

L’apprenti majeur doit la journée de solidarité, le mineur en est dispensé.

  • Moins de 18 ans : aucune des 7 heures n’est due.
  • 18 ans et plus : régime salarié ordinaire applicable.
  • Journée fixée par accord d’entreprise ou d’établissement.
  • Lundi de Pentecôte travaillé si retenu comme journée de solidarité.
  • Refus injustifié exposé à une sanction disciplinaire.
  • 7 heures non rémunérées, une seule fois par an.

Définition et fonctionnement de la journée de solidarité en apprentissage

La journée de solidarité a été instaurée en 2004 pour financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Concrètement, elle représente 7 heures de travail supplémentaires non rémunérées, effectuées une seule fois par an. Ce dispositif concerne l’ensemble des salariés, apprentis inclus selon leur situation.

Dans une entreprise, cette journée est fixée par accord d’entreprise ou d’établissement. Elle peut prendre différentes formes : travailler un jour férié habituellement chômé (comme le lundi de Pentecôte), supprimer un jour de repos, ou répartir les 7 heures sur plusieurs jours. Pour l’apprenti, l’application dépend avant tout de son âge et des règles en vigueur dans sa structure d’accueil.

Bon à savoir : le lundi de Pentecôte tombe le 25 mai. Un apprenti peut donc être concerné par cette date s’il est majeur et si son entreprise a retenu ce jour férié comme journée de solidarité.

Apprenti majeur : soumis à la journée de solidarité

apprenti et journée de solidarité

Dès qu’un apprenti atteint 18 ans, son statut protecteur de jeune travailleur ne s’applique plus sur ce point. Il bascule dans le régime de droit commun et devient redevable de la journée de solidarité au même titre qu’un salarié classique. Concrètement, il doit accomplir les 7 heures de travail supplémentaire prévues par le dispositif, une seule fois par an.

Cette obligation ne concerne toutefois l’apprenti majeur que si son entreprise a effectivement fixé ce jour comme journée de solidarité, généralement par accord d’entreprise ou d’établissement. Sans cette fixation, rien ne l’oblige à travailler un jour férié particulier.

  • Plus de 18 ans : l’apprenti majeur relève du régime salarié ordinaire.
  • Dispositions salariés applicables : les règles de droit commun lui sont pleinement opposables.
  • Travail lundi de Pentecôte obligatoire : si ce jour férié est retenu comme journée de solidarité.
  • Jour fixé par accord : la date dépend de l’accord d’entreprise ou d’établissement.
  • Refus sans justification sanctionné : une absence injustifiée expose à une sanction disciplinaire.

Un apprenti majeur ne peut donc pas se prévaloir de son contrat d’apprentissage pour échapper à cette journée. S’il refuse de venir travailler sans motif légitime, l’employeur peut engager une procédure disciplinaire, comme pour n’importe quel salarié.

Et si l'apprenti tombe malade ou se blesse justement ce jour-là, le régime de l'arrêt de travail applicable à l'apprenti détermine alors ses droits à indemnisation et les démarches à effectuer auprès du CFA.

Apprenti mineur : dispensé de la journée de solidarité

La règle est claire pour les plus jeunes : un apprenti de moins de 18 ans n’a pas à effectuer la journée de solidarité. Cette dispense découle de la protection renforcée dont bénéficient les jeunes travailleurs.

  • Moins de 18 ans : l’âge est le critère décisif, sans exception liée au contrat.
  • Travail les jours fériés interdit : sauf dérogations strictement encadrées.
  • Journée de solidarité non effectuée : les 7 heures ne sont pas dues.
  • Exceptions sectorielles possibles : certains secteurs autorisent le travail des mineurs les jours fériés.
  • Statut de jeune travailleur protégé : la réglementation prime sur l’accord d’entreprise.

Concrètement, si le lundi de Pentecôte est fixé comme journée de solidarité dans l’entreprise, le mineur en apprentissage ne travaille pas ce jour-là et ne subit aucune retenue. L’employeur ne peut pas lui imposer de récupérer ces heures autrement.

Attention toutefois aux exceptions sectorielles : dans certains secteurs (hôtellerie, restauration, spectacles notamment), des dérogations permettent de faire travailler des mineurs les jours fériés. Renseignez-vous auprès de votre CFA ou de votre employeur pour vérifier si votre branche est concernée.

En cas de doute, le CFA reste le meilleur interlocuteur pour confirmer la dispense et éviter tout malentendu avec l’entreprise.

Rémunération : la journée de solidarité est-elle payée en plus ?

La réponse est non : la journée de solidarité n’est jamais rémunérée en plus. Les 7 heures effectuées ce jour-là correspondent à une journée de travail supplémentaire non payée, une seule fois par an. Concrètement, votre salaire habituel n’augmente pas d’un centime pour ce lundi de Pentecôte, même si vous travaillez.

Si votre contrat prévoit une durée hebdomadaire précise, ces 7 heures s’ajoutent à votre temps de travail sans majoration. En cas d’apprentissage à temps partiel, la journée est réduite proportionnellement à votre durée contractuelle. Attention : la rémunération versée par l’employeur reste identique, aucune ligne supplémentaire n’apparaît sur le bulletin de paie.

Refuser d’accomplir cette journée sans justification valable vous expose à une sanction disciplinaire, comme tout salarié. Seul point rassurant : cette journée est instaurée depuis 2004 pour financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées, et elle ne se répète pas dans l’année.

Jours fériés en apprentissage : quelles règles s’appliquent ?

Lundi de Pentecôte 2026 et jours fériés : ce qui varie selon le profil

Le lundi de Pentecôte tombe le 25 mai 2026. Que ce jour soit travaillé ou chômé pour un apprenti dépend de plusieurs paramètres qui se cumulent :

  • L’âge de l’apprenti : un mineur est dispensé, un majeur est soumis
  • Le secteur d’activité : certains secteurs bénéficient d’exceptions
  • Les conventions collectives applicables : elles peuvent prévoir des jours chômés supplémentaires
  • Les accords de branche en vigueur : ils fixent parfois des règles plus favorables
  • La date du 25 mai 2026 : elle doit être vérifiée au regard du calendrier de l’entreprise

Un apprenti de moins de 18 ans ne peut pas travailler les jours fériés, sauf exceptions sectorielles strictement encadrées. À l’inverse, un apprenti majeur suit le régime des salariés : si l’entreprise a fixé le lundi de Pentecôte comme journée de solidarité, il doit s’y conformer.

Articulation entre jour férié chômé et journée de solidarité

La journée de solidarité ne se confond pas avec un jour férié ordinaire. Elle correspond à 7 heures de travail supplémentaires non rémunérées, effectuées une seule fois par an, dans un but précis : financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Ce dispositif existe depuis 2004.

L’employeur peut choisir de fixer cette journée sur un jour férié chômé, comme le lundi de Pentecôte. Dans ce cas, le jour perd temporairement son caractère chômé pour les salariés concernés. Pour un apprenti mineur, cette fixation ne change rien : il reste dispensé. Pour un apprenti majeur, elle crée une obligation de présence, sauf justification valable.

Bon à savoir : si le lundi de Pentecôte n’est pas retenu comme journée de solidarité, il redevient un jour férié chômé classique. Les règles habituelles de rémunération et de repos s’appliquent alors normalement, sans lien avec la solidarité.